Chi Kong, l'art du laisser faire pour un regain de vitalité !

Des mouvements tout en souplesse et en fluidité pour faire circuler notre énergie vitale. Les Chinois disent : “Enlever les cailloux de la rivière pour que l’eau chante joyeusement.”

  

En Chine, où l’on doit avant tout « prendre soin de son enveloppe physique pour que l’âme ait envie de l’habiter le « chi kong » fait partie du quotidien.   Postures, massages, exercices respiratoires, mouvements : tout, dans cette discipline, est destiné à mieux capter l’énergie vitale (Chi signifie « énergie », kong, « travail ») dans l’air ou dans la nourriture, et à la faire circuler harmonieusement dans tout le corps, le long de canaux subtils appelés méridiens. 

Pour la médecine chinoise, la mise en mouvement de cette énergie stimule les organes et les fonctions essentielles de l’être ; en évitant les blocages responsables des maladies, elle garantit une meilleure santé physique et psychique.

  

 

Le Chi Kong appréhende le corps avec le plus grand respect, et les notions de souplesse et de naturel sont au cœur de sa pratique.

 

  

 

''Ce qui est flexible est inébranlable'' Lao-Tseu

 

En observant les combats entre animaux, les maîtres chinois ont constaté que la souplesse triomphait toujours de la force. Ils en ont fait une des bases de leur enseignement. En éliminant les tensions et les raideurs, la souplesse facilite la circulation du qi le long des méridiens ; en entretenant la flexibilité des muscles et des tendons, elle les protège et accroît leur longévité. C’est pourquoi les mouvements en forme de spirale, inspirés du serpent, maître de la fluidité, sont souvent utilisés. Les gestes toujours amples et circulaires, le rythme continu et très lent, permettent de s’assouplir tout en délicatesse.

 

''Le calme est maître du mouvement'' Lao-Tseu

Exit les termes de compétition, d’obligation de résultat ou de performance. La détente est la clé de voûte du travail. Pour l’atteindre, il faut oublier le « vouloir-faire » et découvrir le « laisser-faire ».

 

 

''Expirer l’usagé, inspirer le nouveau” Zhuangzi

 C’est le travail respiratoire et la concentration de la pensée qui transforment ce qui pourrait n’être qu’une activité purement physique et mécanique en une pratique plus complète.
La respiration est essentielle, car elle est le vecteur du Chi, qu’elle guide vers nos cellules. Elle accompagne postures et enchaînements et, comme eux, doit être ronde et douce : régulière, sans à-coups, et jamais amplifiée de façon volontaire.
En chassant les émotions négatives, qui sont souvent à l’origine du stress, la respiration participe à la détente et permet à la conscience de mieux s’impliquer dans chaque exercice.

   

 

“Chez l’homme il y a 3 joyaux : le ‘jing’, le ‘chi’ et le ‘shen’” Philosophie taoïste

 

La médecine chinoise partage avec d’autres cultures une notion de « corps subtil ». Celui-ci doit être pris en compte lorsque l’on veut rester en bonne santé et serein. L’être est composé de trois éléments :

 

- le jing (l’essence) : le patrimoine génétique, la vitalité de base, et à un plan physiologique

 

le chi (l’énergie) : chi représente le souffle vital, il est véhiculé et influencé par la respiration, elle-même reliée au cœur et au plan affectif

 

le shen (l’esprit) : il renvoie à la vie de l’esprit.

 

 De leur équilibre dépendent bien-être et longévité. En soulageant les tensions physiques, en permettant de mieux gérer ses émotions et en apaisant l’esprit, le chi kong permet d’harmoniser ces trois plans. «.

   

Si le Chi kong, ainsi que d’autres pratiques visant à rétablir l’équilibre entre notre corps et notre esprit, nous attire de plus en plus, c’est sans doute parce que nous, Occidentaux, ressentons le besoin de commencer à nous traiter avec davantage de douceur.